VOYAGE A TREVES

 

Après Un long voyage de 3 heures, nous arrivons enfin à Trèves. Le car nous dépose à quelques mètres
de l'ancienne porte de la cité romaine.

A l'entrée du vieux Trèves, tout à cité du cloître St-Simeon et du Simeonstraße au rond point central de la circulation de la ville actuelle se dresse la porte fortifiée Porta Nigra, un monument colossal, une porte comme Rome n'en possède pas. Ses blocs de grès taillés proviennent de la vallée de la Kyll, ils sont assemblées sans mortier, reliés par des fers scellés au plomb. Cela se passait au 2ème siècle lorsque la ville, jusqu'alors ouverte, s'entoura d'une muraille où alternaient portes et tours.
La Porta Nigra fut conçue et comme forteresse et comme monument: hauteur 30 m, largeur 36 m, profondeur 22 m, hauteur des passages à travers le rez-de-chaussée, dépourvu de baies: 7m à la clef des voûtes. La cour, et avec elle toute la porte, pouvait être interdite par une herse (débouché nord) et par une barricade (débouché sud). Aux deux tours, rondes du cité campagne, plates du cité ville se raccordait le mur d'enceinte de la cité (longeur 6,5 km, hauteur 7m). Cette muraille enserrait les 285 ha de l'aire urbaine au système des rues en quadrillage. Le nom de Porta Nigra (porte noire) lui fut déjà donné au Moyen Age. Si l'on veut bien se représenter qu'à cette grandiose porte, une autre tout aussi puissante s'elevait à la sortie sud de la ville, qu'à l'est, qu'au vieux pont, des portes-forteresses analogues s'ouvraient et gardaient ces 6,5 km d'enceinte! Ces bâtiments publics ou résidentiels etaient construits pour l'éternité; cependant, au 5. siècle, à la fin de la domination romaine, ils perdirent leur sens et furent dès lors voués à la ruine. Ce fut un hasard qui sauva la Porta Nigra. Grâce à la transformation des étages de la porte forteresse en une église double consacrée au saint Ermite (milieu du 11. siècle), la construction romaine est parvenue pratiquement intacte jusqu'à notre génération.

Ensuite nous partons en direction de la Basilica. De l'extérieur, on nous fait remarquer la disposition géométrique
de la construction qui donne encore plus une sensation de gigantisme. Mais une fois à l'intérieur, cette impression
reste présente et on se sent bien petit.

L'édifice nommé aujourd'hui Basilika, aula palatina de la résidence de Constantin le Grand et le palais électoral (Renaissance et Baroque), constituent un vaste complexe. Cet ensemble résulte d'une utilisation inintérompue de près de 2000 ans. L'endroit est typique de ce qui souvent se présente à Trèves: ensemble de bâtiments hérités de l'Antiquité, comme le Dôme / l'église Notre Dame et les Thermes Impériaux, sur lesquels se greffent ceux des époques ultérieures. Vers 310, sur une construction rasée, s'élève la basilique constantinienne dont subsistent la façade ouest et l'abside, encore, ou presque, dans leur hauteur primitive - épaisseur de murs 7,70 à 4,30 m. L'imposant édifice, longueur 67 m, largeur 27 m, hauteur 30 m, ne représente vraisemblablement qu'une partie de l'ensemble des palais impériaux. On peut, avec la plus grande vraisemblance, admettre que la basilique était la salle du trône de l'ensemble des palais impériaux. Après la suppression de l'Electorat de Trèves, en fin de période romantique (1946-1856), les façades est et sud furent remontées sur les fondations romaines, la construction restaurée donnée au culte protestant l'est restée depuis. Les grandes dimensions du bâtiment, et surtout l'immensité de son volume intérieur laissent une impression de puissance, rehaussée par la facon dont la restauration de graves dommages de guerre à été exécutée.


A midi, nous nous retrouvons
dans un restaurant pour y faire
un repass typique romain.
Les avis y seront partagés ...


Nous reprenons le chemin de la visite pour découvrir les anciennes thermes.

Cet établissement se classait comme l'Amphithéâtre et le Jardin du Palais dans l'époque parmi les plus grands de l'empire romain. Mais déjà avant son achèvement, vraisemblablement au cours de la dernière période de prospérité de Trèves, résidence impériale, la construction fut profondement remaniée. Il n'a pas encore été possible de déterminer la destination de l'édifice transformé, sans doute etait-il en étroite relation avec la vie des palais voisins. Largeur de vue et symétrie ont déterminé la planification de la répartition des masses. Le hall des bains chauds avec son grand bassin semi-circulaire sur le grand côté est, les bassins de dimensions plus réduites sur les petites côtés forment
la partie la plus conservée. Un chauffage en sous-sol maintenait la température voulue dans ce hall gigantesque (sans les absides 37m de long sur 20m de large), duquel encore se dressent d'importantes parties de muraille. La plateforme de la tour sud-est est amenagée en point de vue. Quittant les bains froids par la sortie ouest on accédait à la place des jeux, entourée d'une galerie couverte. Tout l'ensemble majestueux des bains couvrait un carré de 140 x 250m. Les couloirs souterrains extrêmement ramifiés, en partie seulement dégagés et accessibles servaient à la circulation du personnel de service des chaufferies.

Les thermes possédaient un somptueux aménagement intérieur: revêtement en marbre des murs, des sols, mosaiques, fresques murales, statues. Les thermes impériaux marquaient le petit axe de la ville moyenâgeuse (direction du Palais Electoral).

Pour terminer notre visite des monuments, après un petit quart de marche, nous arrivons à l'amphithéâtre.

A l'extérieur du noyau urbain moyenâgeux, en bordure de la ville romaine, enfoncé en partie dans les pentes du Petrisberg et tout près du Weinlehrpfad, l'amphithéâtre trace l'ovale de son arène 75 x 50m, circonscrite par 3 rangées de 24 rangs de spectateurs, et, intérieurement d'un mur où s'ouvrent les accès de 14 petits locaux, vraisemblablement à l'usage de cages pour les animaux. La construction se situe vers l'an 100; au cours des siècles suivants elle recut un riche décor. Les dimensions du théâtre le classent à la 10e place parmi ceux de l'empire romain. Les entrées principales nord et sud étaient organisées en portes triomphales à triple
passage. Aux 4ème et 5ème siècles l'amphithéâtre servit en même temps de porte à la cité grâce á l'agencement suivant: l'entrée nord était à l'intérieur, l'entrée sud à l'extérieur du mur de l'enceinte urbaine. Sous une partie de l'arène, s'étend un sous-sol, là devait trouver place la machinerie commandant les ascenseurs, la montée ou la descente des plateaux. Ce sous-sol, dégagé, est accessible. Des scènes d'amphithéâtre sont représentées sur de nombreuses mosaiques du pays trévirois, en particulier sur celle très imposante de la villa de Nennig. Elles donnent le genre des représentations de combats entre homme et animal, combats d'hommes et d'animaux entre eux, alternant avec des représentations acrobatiques et comiques.

De 25.000 à 30.000 spectateurs pouvaient trouver place dans l'amphithéâtre de Trêves.

Pour terminer la journée, nous faisons la visite du musée Rheinisches Landesmuseum Trier où se trouvent tous les vestiges de l'antique cité romaine découverts au travers des siècles.

Vers 17h, nous reprenons le car en direction du collège.